Le Mondial 2023 féminin : un tournant pour le foot féminin ?

Cette année, le Mondial de foot féminin fait parler de lui. Deux pays sont désignés hôtes pour cette compétition mondiale : la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Avec des décisions importantes prises cette année, l’impact que cet événement pourrait avoir sur le développement et la reconnaissance du football féminin à l’échelle internationale est très important.

Une décision bouleversante de la FIFA

D’après cette étude, le groupe de la FIFA a pris une décision pendant le mois de juin dernier qui devrait changer le football féminin à jamais. Avec de nombreux efforts pour améliorer sa visibilité dans chaque match qui n’ont pas toujours payé, le football féminin a jusqu’alors eu un problème majeur face au football masculin : le manque de sponsors et de primes.

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Avec un manque de primes et de visibilité, le football féminin avait tout simplement l’air moins important et moins impressionnant que le football masculin, qui est lui extrêmement médiatisé avec des enjeux bien plus importants et connus.

Pour cette coupe du monde féminine, le groupe de la FIFA a pris la décision cruciale de gérer les primes de chaque joueuse. Pour ce Mondial féminin en Australie et en Nouvelle-Zélande, chaque joueuse recevra au minimum 30 000 dollars (ou 26 700 euros). Mais ce n’est pas tout : chaque joueuse championne de la finale de la coupe du monde féminine recevra jusqu’à 240 618 euros.

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Grâce à ce changement, chaque joueuse verra ses performances sportives valorisées grâce à une prime plus adéquate.

Un véritable tournant pour l’égalité des sexes

Le championnat de cette année est un véritable tournant dans le football féminin, mais aussi pour l’égalité des sexes dans le football. Même si leur sport a moins de visibilité que la version masculine, elles ne travaillent pas moins pour autant.

Le manque de rémunération flagrant des équipes sportives féminines a créé beaucoup de controverses autour des salaires des équipes masculines, qui elles reçoivent beaucoup plus et parfois même un peu trop. Les fans de football féminin ont souvent montré leur désaccord avec cette pratique qui dévalorise le travail acharné des équipes sportives féminines. Ces équipes méritent plus de financements pour pouvoir prouver au monde ce qu’elles valent vraiment, et ce, dans chacun de leurs matchs.

C’est ce que le groupe de la FIFA essaie de démontrer en prenant elle-même en charge les primes de chaque joueuse pour les revaloriser à une valeur plus juste pour l’effort demandé. Même si c’est toujours bien moins que les primes touchées par certains joueurs de la coupe du monde de football masculine, c’est tout de même un pas vers une meilleure rémunération.

En France, le salaire moyen des joueuses de football de l’équipe des bleues s’élève aux environs de 2 000 euros par mois, ce qui est 30 fois moins que le salaire des joueurs masculins, dont la moyenne s’élève à 60 000 euros mensuels.

Avec la décision prise par le groupe de la FIFA, cette coupe du monde féminine gagnera forcément en réputation et en visibilité. Un bon signe pour attirer plus de jeunes filles dans le monde du football, puisqu’elles verront que les choses changent pour les équipes féminines, et pour le mieux.

Chaque match de cette coupe du monde féminine est un véritable pas vers un football plus égal. Si les primes continuent d’augmenter avec le temps et avec encore plus de reconnaissance mondiale, cela pourrait être une véritable victoire pour l’égalité des sexes !

Cette année, ce ne sont pas moins de 32 équipes féminines qui s’affrontent dans des matchs de football tous plus exaltant que les autres. Parmi ces 32 équipes, on retrouve des équipes impressionnantes comme la Norvège, l’Espagne, le Brésil et même l’Angleterre, en plus de l’équipe de France.